Depuis la tenue du scrutin présidentiel le 28 juillet dernier, le leader de l’opposition se retrouve dans une situation délicate, contraint de se cacher pour échapper aux autorités qui ont lancé une enquête à son encontre. Parallèlement, l’annonce d’une nouvelle proposition de loi inquiète quant à un possible renforcement des mesures répressives à l’encontre des opposants politiques.
La crise politique au Venezuela s’intensifie
La situation politique au Venezuela reste tendue alors que le candidat à la présidentielle, Edmundo Gonzalez Urrutia, a appelé le président en place, Nicolas Maduro, à se retirer pour permettre un dialogue. Les partisans de Gonzalez Urrutia revendiquent sa victoire depuis l’élection du 28 juillet dernier.
Le candidat vit actuellement dans la clandestinité et fait l’objet d’une enquête pour divers chefs d’accusation, notamment pour incitation à la désobéissance aux lois et association de malfaiteurs. Le procureur général Tarek William Saab a même menacé de l’inculper.
Une répression croissante
Parallèlement, le Parlement vénézuélien examine un projet de loi intitulé « contre le fascisme », mais critiqué par les défenseurs des droits de l’homme pour son caractère liberticide. De son côté, Nicolas Maduro affirme devoir se défendre face à ce qu’il qualifie de tentative de coup d’État.
Depuis l’annonce de sa réélection pour un troisième mandat, au moins 25 personnes ont perdu la vie, 192 ont été blessées et 2 400 ont été arrêtées lors des troubles post-électoraux.
Une escalade autoritaire
Nicolas Maduro a défendu le projet de loi « contre le fascisme » en affirmant qu’il s’inspirait des meilleures pratiques européennes en la matière, adaptées au contexte vénézuélien. Il a également annoncé son intention de promulguer une nouvelle loi visant à réguler les réseaux sociaux, après avoir adopté une législation sur les ONG.
Source de l’article : Francetvinfo