Élection réformateur Massoud Pezeshkian en Iran : changements limités face aux pouvoirs du Guide suprême

Présidentielle en Iran : que peut changer l'élection du réformateur Massoud Pezeshkian ?
          Le nouveau président iranien appelle à créer des "relations constructives" avec l'Occident. Mais ses pouvoirs seront limités face au Guide suprême, Ali Khamenei, et au Parlement.

Le président fraîchement élu en Iran a exprimé son souhait de développer des liens positifs avec les pays occidentaux. Cependant, il est important de noter que ses capacités seront restreintes en raison du pouvoir suprême détenu par le Guide suprême, Ali Khamenei, ainsi que par le Parlement.

Un appel à sortir l’Iran de son isolement

Le candidat réformateur Massoud Pezeshkian a remporté l’élection présidentielle en Iran, battant l’ultraconservateur Saïd Jalili, selon les résultats annoncés après le second tour. Il succédera à Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d’hélicoptère en mai.

Massoud Pezeshkian, premier réformiste à accéder à la présidence de l’Iran depuis 2005, a promis d’ouvrir le pays au monde et de tendre la main de l’amitié à tous. Son attitude ouverte contraste avec celle de son prédécesseur. Ce changement pourrait-il avoir des conséquences politiques pour l’Iran ?

La volonté de négocier avec les Etats-Unis

Durant sa campagne, Massoud Pezeshkian a mis en avant sa volonté d’instaurer des relations constructives avec les Etats-Unis et les pays européens pour sortir l’Iran de son isolement et lever les sanctions internationales pesant sur l’économie du pays. Il s’est engagé à négocier directement avec Washington pour relancer les pourparlers sur le nucléaire iranien.

Un président sous le contrôle du Guide suprême

Malgré ses critiques envers le pouvoir actuel, Massoud Pezeshkian aura des marges de manœuvre limitées. En effet, c’est le Guide suprême et les Gardiens de la Révolution qui définissent les orientations politiques et étrangères du pays. De plus, il devra composer avec un Parlement majoritairement ultraconservateur.

Un « réformateur-conservateur »

Massoud Pezeshkian ne pourra pas changer radicalement la ligne politique de l’Iran, mais il pourrait améliorer son image à l’international. En matière de politique intérieure, il pourrait tenter d’améliorer la situation économique en nommant des technocrates à des postes clés.

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En fin de compte, malgré son étiquette de réformateur, Massoud Pezeshkian devra composer avec les contraintes du régime et du contexte international. Son élection ne semble pas remettre en cause les fondements du pouvoir en place en Iran.

Source de l’article : Francetvinfo

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